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COURS N6 EVANGILE SELON MARC : LA SECTION DES PAINS : Deuxième partie

COURS N6 EVANGILE SELON MARC : LA SECTION DES PAINS : Deuxième partie

Les v.33-34 attestent de l’empressement de la foule à suivre Jésus et le regard qu’elle porte sur elle.

Le verbe qui exprime le sentiment de Jésus, est lourd de sens. Traduit ici par être pris de pitié, le verbe en grec signifie être pris aux entrailles, dans la tradition évangélique, c’est ce même verbe qui sert à exprimer la réaction de Jésus à la vue de personnes malades. Mais aussi des affligés, des personnes infirmes de la foule en détresse, ici comme dans le second récit, de la multiplication des pains. Comme dans l’A.T, ce verbe dépeint la tendresse du seigneur pour les seins, sous l’image des entrailles maternelles, montrant par-là que Jésus est l’image de Dieu invisible.

L’auteur évangélique, évoque aussi un thème éminemment biblique, celui des brebis sans pasteur.

Dans le second récit de la multiplication des pains, la pitié de Jésus est liée à la crainte que les membres de cette foule affamée ne défaillent en chemin pour rentrer chez eux. La mention des trois jours suggère le rapprochement avec Pâque dont l’eucharistie est le renouvellement. Quant au vouloir de Jésus de qu’il rejoint nourrir la foule, on peut penser ce que l’évangéliste écrivait à propos du jeûne qui n’a pas de sens en présence de l’Epoux.

La pitié de Jésus l’amène d’abord à enseigner la foule plutôt qu’à la nourrir. Mais selon la tradition évangélique, unanime sur ce point, la multiplication des pains rappelle le miracle de la manne. Or ce miracle a toujours été relu en Israël comme l’image d’une autre nourriture plus indispensable encore, celle de la parole de Dieu. Ainsi selon les évangiles, Jésus nouveau Moïse, qui va nourrir la foule commence par livrer sa parole. Lors de la célébration de l’Eucharistie, l’église s’inscrit dans cette ligne en invitant les chrétiens à vivre en premier la liturgie de la parole avant de vivre la liturgie eucharistique.

Les v.35-40 nous donnent à un dialogue entre Jésus et ses disciples. Ce dialogue met en évidence le contraste frappant d’attitude entre les interlocuteurs. Si les disciples se soucient de la foule ; car il est déjà tard, v.35, ils ne proposent rien d’autre à Jésus que de la renvoyer v.36a. L’heure tardive et le lieu désert rappellent les conditions, dans lesquelles le peuple d’Israël se trouvait, pendant l’exode, tenaillé par la faim.

Les disciples n’éprouvent à l’égard de la foule aucun devoir d’assistance, puisqu’ils suggèrent, que ces gens se débrouillent pour aller dans les environs trouver de quoi manger.

A cette proposition Jésus répond aux disciples avec une certaine virulence, v.37a. C’est en quelque sorte un nouvel ordre de mission qui laisse semble-t-il, les disciples assez songeurs vu l’importance des sommes qu’il faudrait engager pour nourrir la foule.

Ainsi selon l’évangéliste, Jésus reprend-t-il l’initiative en demandant aux disciples de quoi ils disposent. Le résultat est plus maigre en demandant aux disciples v.38. Le chiffre cinq peut évoquer le nombre des livre de la Tora, la partie la plus sacrée de la bible hébraïque. Le détail de l’herbe verte a une résonnance biblique évidente puisqu’il évoque le Ps 22 dans lequel il est dit que le seigneur fait reposer son fidèle sur des prés d’herbe fraîche v.2.

Tag(s) : #THEOLOGIE

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